PAGES BLANCHES

Tel un Alice au Pays des Merveilles, tel un pop-up,

« Alice Etcaetera designer, rêve et invite sept artistes à réagir à sa création « Pages Blanches ». Ce livre minimaliste tout en nuances de blancs, devient alors le catalyseur d’une aventure artistique collective et se métamorphose en œuvres uniques.

Démonstration d’échanges libres & généreux : symbole d’un art du dialogue !
L’ensemble est mis en scène avec d’autres surprises en musique, à la Galerie Marguerite Milin à Paris, du 9 Juin au 24 Juillet 2016.
Chacune des œuvre sera vendue au profit des artistes & de la suite du projet « Pages Blanches ». » 
pagesblanches-aliceetcaetera.com

Bertrand Flachot

« Autant en emporte la ligne »

« A son origine, la photographie a entretenu des liens étroits avec le dessin. L’avènement du numérique instaure une nouvelle ère de l’image et avec elle de nouvelles voies du rapport entre photographie et dessin. Au temps parfaitement suspendu de la photographie vient se superposer celui du dessin. Ni abstrait ni figuratif le dessin peut accompagner l’image pour l’accentuer ou bien s’en détacher pour la recomposer, l’interpréter. Le dessin devient une sorte de sismographie du sensible. »

 

Ivana Adaime Makac

« Dermoesqueleto »

« Partant de ses qualités tridimensionnelles, le livre est travaillé comme une charpente sur laquelle se construit par recouvrement une sorte de carapace, qui oblitère et « protège » son intérieur, rendant occulte la blancheur initiale de l’objet.

Une temporalité non figée est suggérée, par certains indices qui renvoient à la capacité de muer, de changer de peau, comme certains animaux. Cette sculpture est le résultat d’un long et minutieux processus de séchage, réajustements et applications de couches de vernis. »

 

Sara Barrio

« Horizons »

« Le mot “Horizons” est apparu dans la première conversation que j’ai eu sur le projet avec Alice Etcaetera, et il est resté avec moi. Tout de suite, j’ai fait le rapport avec le regard et la création, parce que je pense que pour communiquer et transformer il faut d’abord observer. Après, “les miroirs” sont arrivés naturellement pour compléter l’idée. Est il vraiment possible de séparer l’extérieur de l’intérieur? Comment on peut analyser ce que l’on regarde sans prendre en compte qui le regarde?
J’ai trouvé cette subjectivité et cette complexité intéressantes. Donc j’ai choisi des images indépendantes qu’il me semble ont la capacité de provoquer une réponse, une émotion. Créer un projet personnel et universel en même temps, où chaque spectateur peut découvrir face à ces images de petits messages en fonction de ses propres codes, ses souvenirs ou de ses expériences. De son œil. »

 

Anonyme

« En-quête »

Augustin PSB

« Partage »

« Documenter la relation entre la personne qui écrit et l’objet, est au cœur de la série Partage. Sur ce médium imposé — tel un livre d’or – je demande à des personnes d’écrire, de partager quelque chose de personnel, un souvenir, un message, une pensée, l’essentiel étant le réel partage.
Livrer ses pensées, de l’esprit au support via la main, est un chemin fascinant et extrêmement honnête : l’un des plus efficace qui existe.
La main – comme outil – l’objet et le geste, sont au centre 
des photographies, l’écrit lui est secondaire. Confidentiel pour le moment, le livre est présenté sous vide. La série Partage est une étude documentaire évolutive, qui sera associée à l’avenir à un travail analytique des textes, ayant d’ores et déjà observé un vocable commun. Je suis curieux… »

 

Samuel Buckman

« Impromptues »

« Mû par des interrogations liées au devenir quotidien d'un artiste, je dessine chaque jour.
Au fil des jours, je dresse une sorte de journal de mes préoccupations, de mes interrogations.
Les dessins sont comme des cris. Vifs, rageurs, écorchés, vivants en somme. »

« Un plus un égal trois
C'est une musique bien rodée
C'est à peu près ça
Même si le compte n'est pas
Tout à fait juste
Peu importe
Reste à lire
Place à penser
S'enfoncer dans ce qui nous fait face
L'autre côté n'est pas loin
Même que tu entends ses bruissements
Il te tend la main
Et tu danses
Et tu chantonnes
Et un
Et un
Et trois
Petits pas après l'autre
L'un est remplacé par l'autre
C'est ce que dit la mémoire virtuelle
Faire avec elle, modestement »

 

Xavi Rodríguez Martín

« Cómo follarse a un libro o al artista del mismo » 

« Comment baiser un livre ou l’artiste de celui-ci » est une réaction à ce livre vierge qui devient alors objet de plaisir. Une lecture initiatique et passionnément illustrée raconte les pratiques bibliophiles et la condition mercantile de l’artiste contemporain. A lire avec ou sans modération.

« Es la traslación del libro-objeto como sujeto de placer para uso y disfrute del lector y así cosificarlo de nuevo en un acercamiento iniciático a las prácticas de la bibliofilia y la vejación del artista contemporáneo. »